Création en octobre 2020, au Vélo Théâtre.
Tout public à partir de 12 ans/ En scolaire à partir de 14 ans.
Durée 1h.

C’est l’histoire d’une jeune fille au moment où se manifestent en elle, explosifs, des désirs carnassiers, encombrants, et « hors-normes ».
Ce choc est le point de départ d’une plongée dans sa psyché, paysage bruissant d’une inquiétante étrangeté.
C’est la femme adulte, imparfaitement équilibrée et apaisée, qui opère ces retours au passé, et enquête : Tout désir n’est -il pas « hors-norme »?
Empruntant aux mythes des Métamorphoses d’Ovide et à la psychanalyse, nous explorons avec jubilation le territoire de l’intimité de cette jeune fille, et, à travers elle, sans doute, celui de tout -un -chacun.

Les dents de la sagesse est un solo – enfin presque- : sur scène, Alice Mercier joue avec des objets, des objets pour tous les rôles : le Père, la Mère, la Libido, le Malaise, la Tendresse…

Distribution
Conception, jeu: Alice Mercier
Co-écriture et co-mise en scène: Lisa Lacombe
Création sonore: Clément Braive
Scénographie: Camille Riquier
Création lumière: Stéphanie Petton
Photographies: François Berlivet/Création du visuel: Bilitis Farreny

Co-production
La Maison du Théâtre (29)/ La Coopération Rennes-Nantes-Brest, Itinéraires d’artistes: La Chapelle Dérézo (Brest), Au bout du plongeoir (Rennes), Les Fabriques (Nantes)/ Vélo Théâtre (84).

Aide à la création
La Ville de Brest/ Aide aux équipes artistiques région Bretagne/ Le conseil départemental du Finistère/ La Spedidam.

Accueils en résidence
Bouffou Théâtre à la coque (56)/ Théâtre de Cuisine (13)/ Très Tôt Théâtre (29)/ Vélo Théâtre (84)/ La Paillette (35).

Diffusion saison 20/21
Vélo Théâtre: 23 octobre 2020
Le CAC à Concarneau: 18 et 19 février 2021
la Maison du Théâtre ( reports en cours sur la saison 21/22)

Dossier artistique et fiche technique sur demande : cie@nidsdhom.fr

Sur le plateau : L’espace du jeu

C’est un « habitat naturel », peut-être une cabane dans les bois, où elle vient s’isoler – pour jouer.

Au fond et à cour, se perdant au lointain : une grande image verticale de forêt profonde, fendue d’une route déserte ; un sapin, une mare, l’espace de la forêt ; la présence animale y est partout sensible : c’est le monde sauvage, l’espace du mythe, du conte, de l’enfance, le vaste espace intime, imaginaire.

A l’avant-scène, à jardin, une table brillamment éclairée : l’espace de l’analyse, du commentaire. Ici la femme adulte tente de comprendre, d’expliquer, de narrer. Là, on étale ; on démontre ; on fait le point. Les objets y sont présentés comme des personnages, avancés comme des pions, posés comme des hypothèses, composés en paysages, raflés, évacués ; trésors remontés des profondeurs.

Extraits du texte – Lisa Lacombe/2020

Le jeu de l’ours

Vous connaissez le jeu de l’ours?
Avant, tout le monde y jouait. C’est un jeu d’rôle. Pas drôle, ahah – De Rôle.
D’un côté, il y a le village. De  l’autre la forêt. Le but du jeu, c’est de rejoindre le village. Au début de la partie, les jeunes filles doivent aller dans la forêt, et…devenir Ourses.
Et ça, ça remonte à l’histoire de la nymphe Callisto : Injustes, comme souvent, les dieux, la jugeant dangereusement appétissante, ont décidé de la punir – Et ils l’ont transformée. PAF.

 

Daphné

Désormais, je ris du mot « aimer »! Les autres mots aussi je les laisse s’échapper. Des cris seulement me traversent le corps. Dans les cachettes des forêts, dans les dépouilles des bêtes capturées, je me plais. Une bandelette serre mes cheveux en désordre. Les fruits et les chairs, c’est avec la bouche que je les arrache, à même les branches, à même l’eau, à même la terre, et leurs sucs peignent mon visage de traces amazones. Je goûte/ à toutes sortes d’états. J’étudie/ la bête intérieure. Et il n’est pas né celui qui ne me laissera pas finir ma phrase.

 

Elle aime

Elle va seule, mais elle aime…

Elle aime Marie, qui est dans sa classe, elle aime Louise qui a les cheveux roux, elle aime sa cousine Roxane avec qui elle passe toutes les vacances et elles dorment dans le même lit, et Roxane elle s’en fiche, mais elle, elle peut pas dormir, elle aime Romy Schneider dans L’important c’est d’aimer, elle aime Adèle Haenel dans La jeune fille en feu, elle aime Scarlett Johansson dans…dans tous ses films, elle aime…

Du matériel

Vous connaissez le principe de la psychanalyse? C’est simple, il s’agit de dire tout ce qui vous passe par la tête. Donc c’est génial. Tu penses un truc, tu le dis; même les trucs chiants – là non c’est pas chiant : en psychanalyse, on appelle ça du matériel.

Et quand on fait un rêve, c’est un formidable cadeau.

Bon. C’est vrai parfois tu rêves que tu manges un sandwich jambon-beurre dans un parking. Ou que tu t’es trompée de format à la photocopieuse. Là, c’est sûr, c’est pas palpitant. Quoi que…

Mais aussi parfois tu rêves que tu es enfermée dans une tour immense et qu’une pluie d’or te féconde. Alors là c’est sûr que bon…

Pelicula

A modern theme for the film industry & video production
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